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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 16:13

I- Le projet gouvernemental

 

Depuis le 11 mars 2013, l’Assemblée nationale débat du projet de loi de refondation de l’école défendu par Vincent Peillon.

 

Ce projet de loi porte à la fois sur le contenu des enseignements, la formation des enseignants et sur les moyens matériels et humains de l’Education nationale.

 

S’agissant du contenu des enseignements, le gouvernement souhaite élever les exigences de niveau en termes de connaissances, de compétences et de culture des élèves.

 

Un Conseil supérieur des programmes sera créé afin d’élaborer les programmes scolaires. Le gouvernement souhaite aussi instaurer l’étude obligatoire d’une langue étrangère dès le CP ainsi qu’un enseignement moral et civique jusqu’en terminale.

 

Concernant la formation des enseignants, le gouvernement socialiste veut créer les écoles supérieures du professorat et de l’éducation dès la rentrée 2013.

 

S’agissant des moyens humains, Vincent Peillon a prévu de créer 60.000 postes pour les 5 ans à venir, dont 14.000 dédiés à la petite enfance (moins de 3 ans) et 7.000 pour le second degré.

 

Quant aux moyens matériels, la priorité est mise sur l’enseignement numérique.

 

Enfin, outre l’augmentation de moyens humains et la refonte du contenu des enseignements, l’école primaire fera l’objet d’une réforme des rythmes scolaires (passage à la semaine de 4,5 jours).

 

II- La position du Nouveau Centre

 

Le Nouveau Centre regrette qu’à l’occasion de ce débat sur l’école, le gouvernement passe à côté des sujets prioritaires.

 

En effet, le projet socialiste élude les grandes problématiques de notre système éducatif comme l’orientation, les filières professionnelles, l’alternance, les non-diplômés ou encore le statut des enseignants.

 

Encore une fois, les socialistes pensent que la résolution des problèmes passe par la dépense de moyens supplémentaires et les recettes du passé.

 

Ainsi, Vincent Peillon a prévu de créer 60.000 postes supplémentaires sans en présenter le financement et de reconstituer les IUFM d’antan, dont l’impartialité et l’indépendance étaient pourtant remises en cause.

 

La refondation de l’école de la République, tant souhaitée par Vincent Peillon, doit se fonder sur un projet beaucoup plus ambitieux.

 

Le Nouveau Centre propose donc un vaste programme de réforme.

Tout d’abord, il faut que la réussite scolaire devienne la priorité des priorités. Aujourd’hui, 120.000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans diplôme. Une grande majorité d’entre eux sont au chômage.

 

C’est pourquoi, afin d’améliorer leur employabilité, il faut d’urgence mettre en place un programme de soutien éducatif personnalisé. Ce programme est évalué à 200 millions d’euros pour 100.000 jeunes.

 

Deuxièmement, il faut rendre prioritaire l’école primaire, comme le projet gouvernemental le suggère. Toutefois, au lieu d’augmenter le nombre d’enseignants, il faut simplement rééquilibrer la répartition budgétaire entre le primaire, le secondaire et les classes préparatoires.

 

Ainsi, en allégeant le programme surchargé des collégiens et des lycéens, il serait possible d’affecter les recettes budgétaires dégagées à l’école primaire.

 

Quant au projet pédagogique de l’école primaire, le Nouveau Centre estime que les propositions gouvernementales ne sont pas assez ambitieuses. Il faut en effet exiger que chaque élève maîtrise un socle de savoirs fondamentaux à la sortie de l’école primaire (lire, écrire, compter). Ceci est une exigence indispensable pour lutter contre l’échec scolaire.

 

Le Nouveau Centre propose également la création d’un nouveau statut d’établissement scolaire. Ainsi, au lieu de créer une instance administrative supplémentaire pour rapprocher collèges et écoles, comme le suggère Vincent Peillon (le conseil école-collège), il faut créer un statut d’établissement public regroupant ces deux types d’infrastructures.

 

On sait que le passage du CM2 à la 6e est souvent difficile pour les élèves. C’est pourquoi, cette nouvelle structure faciliterait ce passage pour tous les élèves, notamment pour les plus en difficulté.

 

Troisièmement, le Nouveau Centre estime que les établissements scolaires doivent obtenir leur autonomie. En effet, pour renforcer la réussite scolaire, seuls les chefs d’établissement et les équipes pédagogiques sont à même de répondre aux besoins de leurs élèves.

 

Dans un cadre national déterminé, chaque établissement pourrait ainsi déterminer sa stratégie, son projet et les moyens nécessaires en accord avec le recteur.

 

Cette autonomisation des établissements scolaires devrait s’accompagner de la reconnaissance d’un véritable statut d’enseignant. Dans un cadre plus personnalisé, à taille humaine, l’enseignant pourrait véritablement prendre part à l’élaboration des projets de l’établissement et la relation avec les élèves sera facilitée.

 

En outre, le Nouveau Centre est favorable à un réaménagement des rythmes scolaires, qui ne correspondent plus à nos modes de vie.

 

En redonnant de la liberté et de l’autonomie aux chefs d’établissement, ces derniers seraient les mieux placés pour adapter les rythmes scolaires en accord avec leur communauté enseignante et les représentants des parents d’élèves.

 

Pour le Nouveau Centre, il faut rallonger le calendrier scolaire, en réduisant les vacances d’été, et réserver les après-midi aux activités périscolaires (sportives, culturelles) et au soutien individualisé.

 

Enfin, le Nouveau Centre souhaite mettre l’accent sur l’alternance, beaucoup trop dénigrée jusqu’à maintenant.

L’apprentissage et la professionnalisation font partie des solutions pour lutter contre le chômage. Près de 85% des apprentis trouvent un emploi au cours des 3 années qui suivent leur diplôme.

 

Le Nouveau Centre propose donc d’améliorer et d’élargir ces cursus en développant des filières d’excellence au sein d’universités de métiers ainsi qu’en ouvrant le préapprentissage aux jeunes de 14 ans.

 

Ces formations devront assurer un revenu et des conditions de travail décents à chaque apprenti et valoriser les échanges au sein de l’UE.

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Published by Moïse MOREIRA
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