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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 14:45

Le 17 avril 2013, le programme de stabilité du gouvernement a été présenté en conseil des ministres. Ce document est destiné à être présenté à la Commission européenne afin d’expliquer la stratégie de la France pour redresser les comptes publics.

 

Si Bruxelles doit rendre une réponse en mai, on peut déjà prévoir sa teneur : le gouvernement socialiste fait fausse route.

 

Une politique gouvernementale inadaptée à la crise économique et financière

 

Depuis le mois de mai 2012, le gouvernement socialiste a mis en place une politique qui n’est pas à la hauteur de la crise, conduisant la France dans une spirale négative.

 

En augmentant les impôts de 27 milliards d’euros pour 2013 et en imposant un choc fiscal de 70 milliards d’euros aux entreprises pour les 4 ans à venir, le gouvernement a fait le choix de geler la relance économique alors qu’il fallait libérer les énergies.

 

Quant au chômage, François Hollande et Jean-Marc Ayrault y répondent via deux mesures : les contrats de génération et les emplois d’avenir. Mais face à un chômage dont souffrent près de 3,2 millions de Français, ces mesures sont dérisoires dans une optique d’inversion durable de la courbe du chômage.

 

Persuadé que sa « boîte à outils » est la bonne réponse, François Hollande demande désormais aux acteurs économiques de jouer le jeu et de laisser le temps faire son oeuvre…

 

Incohérence et reniement : la marque de fabrique de François Hollande

 

Selon le programme de stabilité du gouvernement, le chômage devrait reculer à partir du dernier trimestre 2013. Mais le FMI est très clair : le chômage progressera tout au long de l’année 2013, et se poursuivra en 2014, atteignant 11,2% en décembre prochain puis 11,6% en 2014.

 

S’agissant de la croissance, l’exécutif reste dans la droite ligne des mensonges du Président de la République. Ce dernier a en effet fondé toute sa politique économique sur des perspectives de croissance qui dépassent l’entendement : 1,7% en 2013, 2% en 2014% et 2,5% à partir de 2015 !

 

Malgré les nombreuses interrogations qui entourent la stratégie gouvernementale, Jean-Marc Ayrault tente de maintenir le cap présidentiel en termes de croissance: 0,1% en 2013, 1,2% en 2014 puis 2% jusqu’en 2017 !

 

Le FMI ne partage pas l’enthousiasme du gouvernement. Ainsi, la France risque de connaître une récession pour 2013 (-0,1%), puis une croissance aux alentours de 0,9% en 2014, loin derrière les 1,5% en Allemagne ou les 3% aux USA.

Quant au déficit public, le plan de stabilité du gouvernement envisage de passer sous la barre des 3% du PIB dès 2014 (-2,9%).

 

Cet objectif coûtera 20 milliards d’euros, qui se répartiront de la manière suivante :

 

- 14 milliards d’euros de baisse des dépenses, dont 7,5 milliards d’euros supportés par l’Etat et 2 milliards d’euros retirés aux retraités et aux familles

- 6 milliards d’euros de prélèvements obligatoires supplémentaires

 

A cela s’ajoutent les mesures fiscales non reconductibles ou censurées de la loi de Finances 2013 qui s’élèvent à 5,5 milliards d’euros. Ce manque à gagner va donc s’ajouter aux 6 milliards d’impôts supplémentaires prévus pour 2014, soit une hausse totale de 11,5 milliards d’euros. Le matraquage fiscal de François Hollande se poursuit donc…

 

Des prévisions irréalistes et des efforts insuffisants : un changement de cap urgent s’impose

 

Ces prévisions gouvernementales sont unanimement contestées, notamment par le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), présidé par Didier Migaud. Récession en 2013 et croissance bien en-deçà des 1,2% prévus par l’exécutif, le constat du Président de la Cour des comptes est sans appel.

 

Le HCFP qualifie ce programme de « biais optimiste » et demande à l’exécutif de revoir impérativement sa copie. D’autant plus que le plan de François Hollande est une politique d’intervention de l’Etat qui se traduira par une dépense publique massive :

- Emplois aidés : contrat de génération, emploi d’avenir (promesse de 150.000 emplois d’avenir, engagement n°34)

- Un Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), lourd et complexe, financé par une hausse de la TVA

- Emploi massif de fonctionnaires supplémentaires dans divers secteurs régaliens : l’Education nationale (60.000 embauches en 5 ans, engagement n°36), la sécurité et la justice (création de 5.000 postes en 5 ans, engagement n°52)

 

Ce programme « d’instabilité » aura pour effet d’étouffer le secteur privé au profit du secteur public. Or, une relance globale de notre économie passe par un secteur privé dynamique et compétitif, créateur d’emplois. Des embauches massives dans le secteur public n’auront qu’un impact limité sur la croissance pour un coût très élevé.

 

C’est pourquoi, le Nouveau Centre demande expressément au gouvernement de changer de politique et de se concentrer sur des activités prometteuses en termes d’activité et d’emplois (le bâtiment et les services à la personne). Cette politique devra nécessairement s’accompagner d’une réduction drastique des dépenses publiques.

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Published by Moïse MOREIRA
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