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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 11:41

I- Les promesses de François Hollande

 

Au cours de sa visite au salon de l’agriculture, le Président de la République a multiplié les annonces :

- aide exceptionnelle aux producteurs laitiers

- imposer la viande française dans les plats cuisinés et l’étiquetage

- mise en place d’une politique pour résoudre les inégalités éleveurs-céréaliers

 

Concernant la situation difficile des producteurs laitiers, le Président de la République souhaite une meilleure répartition des aides européennes en leur faveur afin de compenser les fluctuations du cours et permettre une rémunération correcte de tous les éleveurs.

 

S’agissant de l’étiquetage obligatoire, le chef de l’Etat souhaite que le consommateur puisse être informé de la provenance des produits. Toutefois, contraindre les industriels à prendre une telle mesure relève du droit européen. Cette réforme n’est pas réalisable dans l’immédiat.

 

François Hollande souhaite enfin une réforme de la loi sur la distribution (LME) pour augmenter les rémunérations des producteurs et faire face à la hausse des matières premières pour alimenter les animaux. Toujours dans cette optique de soutien à la production française, le chef de l’Etat souhaite que les industriels de l’agroalimentaire n’utilisent que de la viande française.

 

Cependant le chef de l’Etat est resté muet sur les nombreuses difficultés que rencontre l’agriculture française:

- manque de compétitivité

- coûts de la main d’œuvre trop élevés

- normes environnementales contraignantes

- prix de matières premières trop volatiles

 

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, préconise que des aides spécifiques soutiennent les éleveurs qui se trouvent dans une situation très compliquée, notamment par rapport aux céréaliers.

 

II- La position du Nouveau Centre

 

Pour le Nouveau Centre, l’agriculture est un secteur clé de notre économie qui a pour vocation première de nourrir mais aussi de concourir à notre sécurité alimentaire, sauvegarder l’activité en milieu rural et renforcer l’équilibre de nos territoires. Ce secteur d’activité compte 3,5 millions de salariés et sa balance commerciale est excédentaire.

 

Afin de dynamiser notre agriculture, le Nouveau Centre souhaite l’adoption d’une grande loi agricole dont les objectifs seraient notamment:

- la sécurisation des revenus agricoles

- la diversification et la qualité des productions

- le rééquilibrage des relations entre producteurs et distributeurs

- l’aide aux jeunes agriculteurs.

 

Cette loi agricole doit permettre le renforcement de la compétitivité de notre agriculture, qui souffre d’un coût du travail trop élevé. L’agriculture française connaît ainsi une érosion de ses parts de marché et une baisse continue de sa production et des surfaces cultivées.

Etant donné que l’harmonisation des salaires et des cotisations n’est pas possible dans l’immédiat à l’échelle européenne, des mesures urgentes doivent être prises au niveau national afin que l’agriculture française puisse faire face à la concurrence en provenance notamment d’Europe de l’Est (Pologne, Roumanie).

 

Dans le cadre de la PAC, le Nouveau Centre souhaite que les agriculteurs soient efficacement protégés au sein d’un modèle agricole européen commun. La fédération des agricultures européennes passe par des projets concrets et une harmonisation des législations européennes, tels que le renforcement des contrôles aux frontières des denrées alimentaires.

 

Le Nouveau Centre a aussi proposé d’alléger le coût du travail agricole en l’exonérant de cotisations patronales. Il s’agissait d’étendre aux salariés agricoles permanents l’exonération de cotisations patronales dont bénéficient les emplois saisonniers depuis 2009. Une telle mesure aurait profité à 90.000 exploitations agricoles et à 900.000 salariés.

 

Le Nouveau Centre a défendu cette mesure d’exonération dans le projet de loi de finances 2013 afin de soutenir nos agriculteurs. Toutefois, le gouvernement a écarté cette proposition, de manière incompréhensible, en vertu du droit européen.

 

En outre, le Nouveau Centre propose la création d’une « contribution pour la compétitivité durable de l’agriculture » afin de financer la baisse du coût du travail agricole. Cette contribution viendrait compenser le coût de l’exonération de cotisations patronales estimé à 1 milliard d’euros.

 

Ce financement vertueux ne mettrait pas à contribution nos Finances publiques. Il proviendrait d’une taxe de 1% prélevée sur la vente de produits agroalimentaires. Cette taxe permettrait ainsi d’assurer un financement pérenne et ferait participer les importations agricoles au financement de la protection sociale des salariés agricoles.

 

Le Nouveau Centre est favorable à ce que cette nouvelle politique agricole vise le développement de filières nouvelles, créatrices d’emplois durables, et renforce la recherche-développement dans le domaine agricole.

 

Ce nouveau schéma de développement agricole devra rassembler tous les acteurs concernés, tels que les chambres de l’agriculture et les réseaux de distribution.

 

Enfin, dans l’optique de promouvoir une agriculture respectueuse de son environnement et des consommateurs, l’UDI va déposer une proposition de résolution européenne afin d’améliorer le droit européen de la consommation et la traçabilité des produits agroalimentaires.

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Published by Moïse MOREIRA
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